
La tribune diffusée mercredi rassemble plus de 350 personnalités locales qui appellent à voter pour Jean‑Luc Moudenc afin de « garantir la stabilité de Toulouse et protéger l’avenir de la métropole ». Signée par des chefs d’entreprise, médecins, avocats, restaurateurs, commerçants, acteurs associatifs, artistes et sportifs, elle se présente comme un ralliement « au‑delà des clivages politiques » autour du maire sortant.
Parmi les noms qui donnent du poids au texte figurent le chef étoilé Michel Sarran, l’ancien sélectionneur du XV de France Guy Novès, l’ex‑capitaine du TFC Dominique Arribagé et l’ancien international Vincent Clerc. Le monde du rugby est largement représenté — William Servat, René Bouscatel, Jean‑Pierre Rives — tout comme la boxe avec Arsen Goulamirian, Mohamed Mimoune et Billal Bennama. Sur le plan culturel et civique, Hélène Nougaro, Ysabel Baudis, Marc Deloche et Julien Soone ont aussi apposé leur nom ; le cardiologue Bernard Assoun figure parmi les soutiens du monde de la santé.
Plus de 350 personnalités locales ont signé une tribune en faveur de Jean‑Luc Moudenc. Elles qualifient l'accord entre les listes de gauche d’« alliance contre nature ».
Les signataires ne se contentent pas d’encenser Moudenc : ils opposent deux visions de la ville. Ils disent préférer « une ville ouverte, dynamique et unie, portée par Jean‑Luc Moudenc » à « une ville divisée, isolée et fragilisée ». Le maire sortant y est présenté comme un gage de « sérieux », « d’expérience » et de « stabilité », et ses soutiens vantent « la continuité d’une gestion responsable, tournée vers l’avenir ».
La tribune attaque frontalement l’accord conclu entre les deux listes de gauche qualifiées pour le second tour, qu’elle décrit comme une « alliance contre nature ». À leurs yeux, le programme de François Piquemal est « irréaliste, coûteux et dangereux pour l’économie, la sécurité et la cohésion de notre métropole ». Ces formules résument une peur : que le changement promis fragilise l’équilibre économique et social de Toulouse.
Ce soutien collectif tombe dans une fin de campagne marquée par une forte polarisation. Chaque camp cherche aujourd’hui à élargir son socle en espérant capter les indécis et les voix tièdes : la tribune entend jouer ce rôle pour Jean‑Luc Moudenc, en mobilisant non seulement les milieux économiques et sportifs mais aussi la société civile.
Reste à voir si cet affichage de figures locales fera basculer l’élection. Les signataires misent sur la certitude rassurante d’une gestion connue plutôt que sur l’attrait du changement. Pour le second tour, l’enjeu est simple : stable, expérimenté et prudent, Jean‑Luc Moudenc ; ou l’inconnu d’une nouvelle coalition qui promet de rompre avec la continuité.