Faits Divers 1 juillet 2026

Crash mortel d’un avion de parachutisme près de Nancy : 11 morts, enquête pilotée depuis Paris

Via Wikipédia / Wikimedia Commons

Un avion civil engagé dans des baptêmes de parachutisme s’est écrasé dimanche 28 juin en fin de matinée à Tomblaine, dans l’agglomération de Nancy, faisant 11 morts. L’appareil venait de décoller de l’aérodrome de Nancy-Essey quand il est tombé « subitement » à quelques centaines de mètres de la piste, sans faire de victime au sol. Au-delà du drame local, l’enquête est prise en main par des services basés en région parisienne, et une prise en charge psychologique a été organisée pour les témoins et les proches.

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Ce qui s’est passé à Tomblaine : une chute juste après le décollage

L’accident a eu lieu le dimanche 28 juin 2026, vers 11h, à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), près d’habitations et à proximité du supermarché Auchan. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, présent sur place, a décrit un appareil qui « a commencé à prendre son envol » avant de s’écraser « subitement » à environ 300 mètres de la piste, alors qu’il s’apprêtait à décoller pour un largage de parachutistes.

Les autorités ont immédiatement installé un périmètre de sécurité autour de la zone, tandis que d’importants moyens de secours étaient mobilisés (notamment 50 pompiers et 25 véhicules). Trois équipes du SAMU ont été engagées. Des services spécialisés, dont l’identité judiciaire, devaient intervenir pour les constatations.

11 victimes : pilote, moniteurs et passagers d’un baptême de parachutisme

Le bilan communiqué fait état de 11 personnes décédées. Les informations disponibles convergent sur la composition du groupe à bord : le pilote, cinq moniteurs de parachutisme et cinq passagers venus pour un baptême (cinq « élèves »). Il n’y a eu aucun survivant.

La préfecture a indiqué qu’« à ce stade, il n’y a pas de victimes collatérales » : le crash n’a donc pas fait de victime au sol, malgré la proximité d’une zone résidentielle. Le ministre de l’Intérieur a souligné un élément particulièrement traumatisant pour l’entourage : « Certaines familles, venues assister aux baptêmes de parachutisme, ont assisté à la chute de l’aéronef ».

Concernant l’identité des victimes, elle n’était pas encore officiellement connue dans l’immédiat après le drame. Des éléments rapportés sur place indiquent que plusieurs d’entre elles exerçaient comme infirmiers libéraux et devaient réaliser leur baptême.

Quel avion, quelle activité : un Pilatus PC6 loué pour des rotations de saut

L’appareil est présenté comme un Pilatus PC6, immatriculé en Allemagne. Il aurait été loué par une société spécialisée dans l’initiation au saut en parachute. Dans ce type d’organisation, les vols embarquent généralement 11 personnes (un pilote, des moniteurs, et des participants en tandem), un format qui correspond au bilan humain de l’accident.

À Nancy-Essey, des baptêmes étaient programmés tout le week-end : une quinzaine de rotations ont eu lieu le samedi 27 juin sans incident, puis cinq rotations se seraient déroulées normalement le dimanche avant l’accident, survenu lors d’une rotation suivante. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Meurthe-et-Moselle, qui gère l’aérodrome, a insisté sur le caractère rare et difficilement prévisible de ce type d’événement, rappelant que « la majorité des accidents se produisent entre la première seconde et la 20e seconde du vol » et évoquant la crainte d’un incident empêchant la poursuite du vol « avec son moteur ».

Il avance aussi une hypothèse prudente en fonction de la position de l’avion : le pilote aurait tenté une dernière manœuvre pour éviter les maisons et la route, en cherchant à s’écraser « dans la verdure ». Il s’agit à ce stade d’une interprétation, l’enquête devant établir les causes exactes.

Ce que ça change pour les Franciliens : enquête et expertise pilotées depuis Paris, soutien et informations

Si le crash s’est produit en Meurthe-et-Moselle, plusieurs volets institutionnels concernent directement l’Île-de-France : la section de recherches des Transports aériens de la gendarmerie, basée à Paris, a été saisie de l’enquête, aux côtés de la brigade de gendarmerie des transports aériens de Nancy-Metz. Par ailleurs, l’enquête judiciaire a été confiée au pôle accidents collectifs du parquet de Paris. Autrement dit, la coordination des investigations et une partie de l’expertise s’organisent depuis la région parisienne, comme c’est le cas pour les accidents collectifs et les dossiers spécialisés.

Pour les Franciliens ayant des proches concernés (participants, moniteurs, familles présentes sur place), les dispositifs d’information et de soutien mis en place localement sont essentiels : une cellule d’urgence médico-psychologique a été installée à l’Espace Jean Jaurès de Tomblaine. Une quarantaine de personnes (proches sur l’aérodrome et témoins) ont été prises en charge par des bénévoles de la Protection civile et du SDIS. Un espace de recueillement a également été ouvert au grand public au stade Marcel Picot (entrée hall B), dans la métropole du Grand Nancy.

La préfecture a enfin activé une cellule d’information du public, joignable au 09 70 80 90 40, pour répondre aux questions des proches et centraliser des informations utiles.

Infos pratiques : lieux d’accueil, numéro et repères sur place

Numéro d’information du public (préfecture) : 09 70 80 90 40.

Cellule d’urgence médico-psychologique : Espace Jean Jaurès, Tomblaine.

Espace de recueillement grand public : stade Marcel Picot, entrée hall B (métropole du Grand Nancy).

Périmètre de sécurité : maintenu autour du lieu du crash, aux abords de l’aérodrome de Nancy-Essey, près du secteur du supermarché Auchan de Tomblaine.

Sources

Synthèse réalisée par la rédaction Buenodia à partir des sources citées ci-dessus.