
Paris s’apprête à vivre sa deuxième canicule de l’année. Après une première alerte fin mai, la capitale et les départements limitrophes — Hauts‑de‑Seine, Seine‑Saint‑Denis et Val‑de‑Marne — avaient déjà été placés en vigilance orange; ce niveau devrait être réactivé en milieu de semaine et pourrait couvrir l’ensemble de l’Île‑de‑France. Depuis le week‑end, une masse d’air venue d’Afrique remonte vers la France et va s’accentuer à partir de mercredi.
Météo‑France signale « un risque notable » de canicule dès le milieu de semaine; ce risque devient « fort » jusqu’au week‑end au moins. Paris pourrait atteindre 37 °C vendredi et dimanche, à quelques dixièmes du record historique pour un mois de juin. Quelques averses ou orages localement violents restent possibles, mais ils ne modifieront pas la tendance générale à la hausse des températures.
Les chiffres parlent d’eux‑mêmes : après des maxima autour de 30 °C lundi et mardi, un palier supplémentaire est attendu dès mercredi, avec des valeurs proches ou supérieures à 35 °C chaque jour jusqu’à la fin de la semaine. Météo‑France et Météo‑Villes anticipent même des pointes à 37 °C; La Chaîne Météo se montre un peu plus prudente et table pour l’instant sur des maxima qui s’approchent sans forcément franchir ce seuil. Les températures attendues dans la capitale seront similaires dans l’ensemble de la région, à un ou deux degrés près.
Les nuits vont surtout faire la différence et poser un vrai problème de confort et de santé. Pour que le corps récupère, il faudrait que la température redescende sous 20 °C; or Météo‑France prévoit cinq nuits consécutives supérieures à 20 °C, soit des nuits dites « tropicales ». Le thermomètre pourrait même afficher 25 °C au petit matin dimanche et lundi, ce qui équivaut à une journée estivale complète pour la période. La Chaîne Météo, plus optimiste, ne retient que trois nuits à risque pour l’instant, celles se terminant vendredi, samedi et dimanche matin.
La géographie locale atténue toutefois l’épreuve pour certaines zones. En grande banlieue — Val‑d’Oise, Yvelines, Essonne, Seine‑et‑Marne — les nuits peuvent être jusqu’à 10 °C plus fraîches que dans Paris intra‑muros, surtout dans les secteurs boisés comme Fontainebleau. Cet écart s’explique par l’îlot de chaleur urbain : bitume, densité et manque de verdure retiennent la chaleur la nuit dans la ville.
Au‑delà de dimanche, les scénarios divergent. Certains modèles prolongent la canicule jusqu’à la dernière semaine du mois; d’autres envisagent un recul, mais avec des températures qui resteraient nettement supérieures aux normales de saison. Météo‑France insiste sur l’incertitude : les variables atmosphériques sont nombreuses et la trajectoire exacte reste à préciser.