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Fréchette ramène Bonnardel et écarte Guilbault

Fréchette en point de presse, debout au micro devant des journalistes, avec Bonnardel en arrière-plan

Deux signaux clairs dès l’entrée en fonction

Christine Fréchette remanie son équipe et envoie deux signaux clairs dès l’entrée en fonction : récompenser un allié fidèle et couper les ponts avec une ministre qui a choisi de partir. Mardi, elle présentera un cabinet qui ramène François Bonnardel autour de la table des décisions — à l’Immigration et comme leader parlementaire — et écarte Geneviève Guilbault après le maintien de sa décision de ne pas se représenter.

Le retour de François Bonnardel à l’Immigration et au leadership

François Bonnardel devient ministre de l’Immigration et leader parlementaire. Ancien patron des Transports (2018–2022) puis de la Sécurité publique, il faisait partie des exclus du dernier remaniement de François Legault; son retour marque une forte marque de confiance de la nouvelle première ministre, d’autant qu’il l’avait appuyée pendant la course à la direction. Le rapport de la commission Gallant sur SAAQclic avait pointé surtout la direction de la société d’État, et non la seule responsabilité politique de M. Bonnardel.

Maintien des poids lourds de la gestion financière et sociale

Christine Fréchette garde en poste les grands noms de la gestion financière et sociale : Éric Girard aux Finances, France-Élaine Duranceau au Trésor, Sonia Bélanger à la Santé et Sonia LeBel à l’Éducation. Parmi les gains notables, Bernard Drainville obtiendrait l’Économie et l’Énergie, tandis que Simon Jolin‑Barrette conserve la Justice mais perd les Relations canadiennes et la fonction de leader parlementaire. Jean Boulet restera au Travail avec une responsabilité supplémentaire; Jean‑François Roberge garde la Langue française et la laïcité.

Changements aux Affaires municipales et aux Transports

Le ministère des Affaires municipales change de mains : Geneviève Guilbault, sereine dans son choix de retraite politique, quitte le cabinet malgré les tentatives de la première ministre pour la faire changer d’avis. Samuel Poulin récupère ce portefeuille. Les Transports connaîtront aussi un changement de garde : Jonatan Julien, qui avait déjà annoncé qu’il ne solliciterait pas de nouveau mandat, laisse sa place à Benoit Charette, pressenti depuis longtemps pour ce poste.

Parité, représentation régionale et taille du cabinet

La nouvelle formation mise sur la parité et la représentation régionale. Le cabinet comptera 29 ministres, comme lors du dernier remaniement, et fera une place à des élus de l’Abitibi‑Témiscamingue et de la Gaspésie : Daniel Bernard et Catherine Blouin figureraient parmi les visages affectés à ces régions. Kariane Bourassa, Karine Boivin‑Roy et Mathieu Lévesque sont annoncés parmi les nouveaux ministres; ce dernier occuperait un poste inédit, celui de ministre délégué aux Régions rattaché aux Affaires municipales. Karine Boivin‑Roy recevra la responsabilité de l’Habitation.

Christine Fréchette n’a pas voulu d’un gouvernement plus mince : la taille du cabinet reste la même et il n’y aura aucun ministre non élu — une offre faite à Guy Cormier, ancien patron de Desjardins, a même été déclinée. Entre continuité et redistribution des cartes, la première ministre façonne une équipe centrée sur ses alliés, la gestion économique et la présence régionale.

Publié le : 21 avril 2026
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