Sport 13 août 2026

Natation : Marchand forfait en quatre nages, mais attendu au relais à Saint-Denis

Le Centre aquatique olympique de Saint-Denis vit une semaine très attendue, mais avec un scénario inattendu : Léon Marchand, star annoncée des Championnats d’Europe de natation à Paris, a décidé d’alléger fortement son programme à cause d’une blessure à un adducteur. Pour le public francilien, cela change l’affiche sur plusieurs soirées… sans enlever l’essentiel : Marchand doit tout de même entrer dans l’eau, notamment sur le relais 4×200 m nage libre, tandis que d’autres leaders français, comme Maxime Grousset ou Yohann Ndoye-Brouard, portent la promesse de médailles à domicile.

Vidéo en lien avec l'article

Ce qui arrive à Léon Marchand : une blessure, un programme revu

Insuffisamment remis d’une blessure à un adducteur, Léon Marchand a annoncé son forfait pour deux de ses épreuves phares, les 200 m et 400 m quatre nages, aux Championnats d’Europe. Il avait déjà renoncé au 200 m brasse. Le nageur explique avoir passé une IRM « il y a trois jours » et estime que la blessure est « guérie à environ 70 % », ce qui reste trop risqué pour des courses aussi exigeantes physiquement. Sa crainte : se blesser davantage et compromettre toute sa semaine de compétition.

Marchand se dit « très déçu », notamment « pour les gens » venus le voir sur les épreuves de quatre nages. Mais il maintient des objectifs compatibles avec son état : il reste inscrit en individuel sur 200 m papillon et 400 m nage libre, deux courses qui sollicitent moins les adducteurs. Il évoque une « légère gêne » en papillon à très haute intensité, sans douleur franche, ce qui laisse la porte ouverte à une participation effective.

Le grand rendez-vous francilien : le relais 4×200 m avec Marchand

La première soirée très attendue pour le public local s’est jouée dès le lancement de la compétition : l’équipe de France du 4×200 m nage libre devait d’abord se qualifier en séries, sans Marchand (absent des séries comme souvent sur les relais). Mission accomplie au terme d’un scénario serré : les Français se sont accrochés à la troisième place en 7’09’’33, avec seulement deux dixièmes d’avance sur la Grèce (7’09’’53).

Le relais a été lancé par Romain Fuchs et Pierre Largeron, puis Néo Dutriaux a tenu malgré une fin de course délicate. Le moment fort pour les tribunes : la remontée et la touche décisive du jeune Sauveur Cristofini (16 ans), qui a sécurisé la qualification pour la finale. Et c’est là que le plan « spécial public » prend forme : Léon Marchand doit intégrer le collectif en finale. L’horaire communiqué pour cette finale est 19h33, au Centre aquatique olympique de Saint-Denis, ce qui en fait un créneau très concret pour les spectateurs d’Île-de-France qui visent une soirée “grand bain” après le travail.

Lors de ce relais, Marchand a notamment réalisé 1’43’’76, un chrono qu’il a dit avoir apprécié, tout en reconnaissant le stress d’un rôle inhabituel pour lui (partir premier), avec un public décrit comme « incroyable » et très présent pour pousser l’équipe. Sportivement, la Grande-Bretagne s’est imposée sur les relais évoqués, avec un record des championnats à la clé.

Sans la “Léonmania” tous les jours, d’autres Bleus à suivre à Saint-Denis

Le programme allégé de Marchand n’éteint pas l’intérêt sportif de la semaine, car d’autres Français arrivent avec des ambitions fortes. Maxime Grousset, notamment, s’est signalé dès les séries du 50 m papillon avec 22’’49, annoncé comme la meilleure performance mondiale de l’année. Lui aussi revient diminué après une fracture du métatarse et une entorse survenues en juin, qui l’ont immobilisé plus d’un mois : préparation adaptée (haut du corps, travail mental) et retour progressif, avec l’objectif d’être performant malgré un statut qu’il revendique d’outsider.

Autre visage important pour les Franciliens qui vont au bassin : Yohann Ndoye-Brouard, qui entre en lice sur 200 m dos. Médaillé de bronze sur 100 m et 200 m dos aux Mondiaux de Singapour en 2025, il est présenté comme en mesure de confirmer son rang international dans une compétition où le public français peut jouer un rôle de “sixième homme”, surtout dans cette enceinte héritée des Jeux de Paris 2024.

À noter aussi un élément de règlement qui a pesé dès les séries : un dispositif empêchant la qualification de plus de deux Français(es) dans une même course, ce qui a notamment abouti à l’élimination de Bertille Cousson en 200 m dos au stade des séries, un détail qui peut surprendre les spectateurs qui découvrent la mécanique des qualifications.

Ce que ça change concrètement pour les Franciliens : quelles soirées viser, quelles attentes avoir

Pour les spectateurs d’Île-de-France, l’information centrale est simple : si vous aviez prévu de venir “pour Marchand” sur les 200 m et 400 m quatre nages, il ne sera pas au départ de ces courses. L’affiche se déplace vers les épreuves maintenues et surtout vers les relais, où l’ambiance est souvent la plus spectaculaire en tribunes.

Les repères à retenir à Saint-Denis : Marchand est annoncé sur 200 m papillon et 400 m nage libre (il est attendu vendredi puis dimanche), et sa présence est aussi évoquée sur le relais 4×200 m nage libre, avec une finale programmée à 19h33. Son engagement éventuel sur d’autres relais en milieu de semaine (4×100 m 4 nages, 4×100 m nage libre) n’est pas tranché à ce stade. Si votre objectif est de maximiser les chances de le voir nager, les relais et les dates où il reste inscrit en individuel sont les choix les plus sûrs.

Côté “têtes d’affiche alternatives”, les Franciliens peuvent viser les sessions où Grousset est engagé (avec une grosse attente sur le 50 m papillon) et suivre Ndoye-Brouard sur le dos. Même sans les quatre nages de Marchand, la dynamique “compétition à la maison” reste bien réelle : relais disputés, jeunes qui émergent (Cristofini, 16 ans), et une équipe de France qui démarre avec des ambitions de podium.

Infos pratiques : le lieu, les courses à ne pas rater, et l’ambiance attendue

La compétition se déroule au Centre aquatique olympique de Saint-Denis, site emblématique post-Paris 2024. Les moments forts déjà identifiés dans les informations disponibles : la finale du relais 4×200 m nage libre avec l’entrée de Marchand (horaire annoncé : 19h33), les courses de 200 m papillon et 400 m nage libre où il reste engagé, et les épreuves rapides de type 50 m papillon où Grousset a montré des performances très élevées dès les séries.

Pour le public, l’enjeu est aussi de calibrer ses attentes : Marchand vient pour performer sans « gâcher toute la semaine », et l’optique affichée est la gestion du risque de rechute. Dans les tribunes, cela peut se traduire par moins de passages à l’eau que prévu… mais potentiellement des apparitions plus ciblées, sur des courses à forte intensité émotionnelle, comme les relais.

Sources

Synthèse réalisée par la rédaction Buenodia à partir des sources citées ci-dessus.